Rapport d’étude sur la pérennisation de la PNIN

Dans le cadre des perspectives du programme PNIN, une étude sur la pérennisation a été effectuée du dernier trimestre 2020 au premier trimestre 2021. Avec l’implication de toutes les parties prenantes du programme PNIN (Haut-Commissariat à l’Initiative 3N, Institut National de la Statistique, Secteurs Clés de la PNIN, Délégation de l’Union Européenne au Niger), le rapport d’étude sur la pérennisation de la PNIN a été validé par le Comité National de Pilotage de la PNIN le 24 mars 2021.

Les prérequis à l’internalisation technique et financière de la PNIN au Niger sont existants, mais les conditions opérationnelles pour assurer le transfert effectif de responsabilité ne sont pas encore réunies tout comme la traduction des actions nécessaires à entreprendre dans les budgets nationaux (Documents de Programmation Pluriannuelle des Dépenses/DPPD). Le diagnostic qui a été établi a permis de mettre en avant les forces et les faiblesses existantes aux niveaux : 1/ de la diffusion des résultats (qualité des produits et services développés par la PNIN, formulation et suivi des politiques publiques et utilisation de l’information générée) ; 2/ du fonctionnement de l’engagement des institutions bénéficiaires (implication du personnel de l’INS et des secteurs contributifs et du HC3N). ; 3/ de la forme institutionnelle de l’Unité PNIN (Unité basée au sein de l’INS sous le leadership du HC3N). Le diagnostic met également en avant l’état du transfert des compétences et du financement de la plateforme avec un focus sur l’analyse budgétaire et le niveau d’exécution, le coût des produits et services. Les besoins dans le cadre de la pérennisation et de la planification dans la perspective d’une phase II et sur le long terme sont également mis en avant. La PNIN devra donc saisir les multiples opportunités à venir pour mieux les intégrer au niveau de la budgétisation, de la planification et de l’institutionnalisation telles que : 1/ l’élaboration d’un nouveau Plan de Développement Économique et Social (PDES) pour la période 2022-2026 avec l’installation du nouveau gouvernement (la stratégie de l’Initiative 3N étant une déclinaison sectorielle du PDES en matière de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle, de Développement Agricole Durable, de Gestion Durable de l’Environnement et de la Transformation du Monde Rural de manière générale) ; 2/ l’inscription de la nutrition et des systèmes d’informations sectoriels y relatifs dans les DPPD en tant que programmation opérationnelle ; 3/ l’élaboration du second Plan d’action quinquennal de la Politique Nationale de Sécurité Nutritionnelle (PNSN) sur la période 2021-2025 ; 4/ l’élaboration de la prochaine Stratégie Nationale de Développent de la Statistique (SNDS) 2022-2026, comme cadre de référence pour le suivi-évaluation de la mise en œuvre du PDES 2022-2026.

En face des forces et faiblesses qui ont été mises en évidence, plusieurs enjeux à court-terme ont été mis en avant : 1/ Achever le renforcement des capacités et le transfert des compétences, en visant les niveaux décentralisés ; 2/ Développer davantage l’utilisation du portail PNIN à travers l’ajout d’une fonction de webmarketing ; 3/ Établir les bases d’une meilleure communication ciblée à l’attention des décideurs et utilisateurs en général ; 4/ Achever le processus de chargement des bases de macro données sectorielles ; 5/ Préparer activement la phase II de la PNIN ; 6/ Assurer un éventuel transfert institutionnel et organisationnel.

Les enjeux à moyen terme (Phase II) sont : 1/ Le maintien des exigences de pertinence des Plans Cadre d’Analyses (PCA) du programme PNIN ; 2/ Le développement d’outils complémentaires et/ou alternatifs d’investigation : 3/ Le transfert des services vers l’INS ; 4/ Le transfert des responsabilités de l’élaboration des produits ; 5/ La poursuite du renforcement des compétences notamment au niveau infranational ; 5/ L’appui au suivi-évaluation de la Politique Nationale de Sécurité Nutritionnelle (PNSN) ; 6/ Le développement des outils de communication stratégique ; 7/ Le transfert des compétences en termes de définition et de pilotage des politiques de nutrition ; 8/ La réalisation de l’institutionnalisation.

Dans la deuxième partie de l’Étude, un plan de pérennisation est proposé et plus spécifiquement une esquisse du programme quadriennal de production et du programme de travail autour des trois (3) cycles conceptuels de la PNIN (cycle de formulation, cycle de production, cycle de valorisation), a été faite. Pour disposer d’un système d’information sur la Nutrition optimum, le plan de pérennité rappelle les différents besoins en ressources humaines mais également les besoins en investissement (formation continue, diplômante, en études complémentaires, en Assistance Technique et matériels) et les besoins en financement.

Etude pérennisation PNIN_VF_06_04_2021_COPIL.

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